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En septembre 1963 quelques étudiants, artistes et ouvriers fondent les Riverside Jazz Babies, dont le personnel se stabilise à :
Michel Devilliers et Dan Vernhettes (cornets),
Jean-Jacques Capolongo (trombone),
Bernard Prunier (clarinette),
Jacques Puisségur (piano),
Pierre Weyrich ou Alain Poisson (banjo),
Sandrik de Davrichewy (tuba),
Jean-Claude Guyard (batterie).
L’orchestre joue les répertoires du Creole Jazz Band de King Oliver et de Jelly Roll Morton, et se produit essentiellement à la Vieille Grille à Paris 5e.

En 1964,
Marc Richard (clarinette),
Jack Cadieu (trombone), Dominique Obadia (batterie),
Jean-Claude "Lou" Lauprète (piano),
Göran Eriksson (banjo),
Jean-Claude "Bert" Jouis (tuba),
intègrent la formation et le répertoire s’élargit à Armand Piron, Papa Célestin, Clarence Williams…. L’orchestre se produit au premier Jazz Band Ball organisé en Octobre 1964 à la Mairie du 5ème par Gérard Conte, président de l’AFAJNO, fait ses débuts au Caveau de la Montagne, au Riverboat, au Mouffe-Club, au Jazz à Gogo, dans diverses manifestations estudiantines, à l’ambassade américaine, et devient rapidement l’un des orchestres phares de ce que l’on a appelé depuis le Second Revival du jazz traditionnel.

En Juillet 1965, à l'occasion de l'enregistrement de leur premier 45 tours pour l’AFAJNO, les Riverside Jazz Babies se renomment les Jazz O’ Maniacs, en souvenir de l’orchestre du grand cornettiste de St. Louis, Charlie Creath et élargissent leur répertoire à Charlie Creath, Ma Rainey, Luis Russell, Duke Ellington... Philippe Baudoin remplace Lou Lauprète au piano, William Azoulay remplace Göran Eriksson qui passe à la clarinette et au sax alto, Marc Richard se mettant aussi au sax tenor. En 1966, après leur première émission de télévision à l'ORTF en Janvier pour Jean-Christophe Averty, l'orchestre joue en avril en concert à Bobino et, en juillet et août 1966, enregistre un deuxième 45 tours pour Ephora et un 33 tours (25cm) pour l'AFAJNO récompensé par le prix Jazz Hot. Parallèlement, il se produit régulièrement dans plusieurs clubs parisiens dont le Caveau de la Huchette.

En février 1967 le clarinettiste néo-orléanais Willie Humphrey, de passage en Europe, joue quelque temps avec l’orchestre. Les Jazz O’ Maniacs apparaissent ensuite régulièrement au Jazz Band Ball, dans divers centres culturels, théâtres, festivals français et étrangers, concerts à la Maison de la Radio, participent à plusieurs émissions de télévision (merci Denise Glaser, Raoul Sangla et autres…). et enregistrent en 1968 à Paris un 33 tours pour Polydor. C’est lors d’un bal à l'école Polytechnique qu’ils font la connaissance d’Albert Nicholas. En mai 1968, ils jouent avec lui à Hambourg sur la rivière Elbe et à l’Opéra, recréant, pour l'occasion quelques morceaux qu'Albert Nicholas jouait avec l'orchestre de Luis Russell en 1929. L’orchestre retourne à Hambourg en mai 1969 pour l’Internationales Hot Jazz Meeting et apparaît en juillet 1969 au Festival d’Antibes Juan-les-Pins, avec Christian Azzi au piano.

En jJanvier 1970, après le festival de Super Besse, l'orchestre s'agrandit avec l'arrivée du grand saxophoniste chilien Alfredo Espinoza, puis d'Irakli et de son clarinettiste Alain Marquet. Bert Jouis se met au 2ème trombone et est remplacé par Philippe Godard au tuba et à la contrebasse. Les arrangements sont souvent des "head arrangements". D'autres sont écrits par Philippe Godard, Claude Gousset, le pianiste américain Art Simmons, Philippe Baudoin. L’orchestre commençait même à écrire et interpréter des pièces originales ou tirées de répertoires très divers (Django Reinhardt par exemple) lorsqu’il s’arrêta brutalement au milieu de 1971 pour diverses raisons d'ailleurs difficiles à expliquer, probablement du fait d'une certaine impression de routine, des difficultés à renouveler le répertoire, mais aussi de l'envie de certains membres d'acquérir leur autonomie et d'évoluer vers d'autres styles…